la nuit tous les chats sont gris

la nuit tous les chats sont gris explore la puissance suggestive et mystique des espaces de vie nocture.

La fête contemporaine exprimerait « une tentative de coïncidence avec le présent immédiat » selon la sociologue Agnès Villadary (1968). La série se développe comme une proposition : ce rapport d’immédiateté propre au moment festif peut permettre l’ouverture d’un rapport au corps, où le visible et l’invisible se fondent temporairement l’un dans l’autre, aux marges de la fête. 

Les photos traduisent un moment urbain, jeunes corps en uniforme de nuit disciplinés pour la fête (et l’oubli). Quelque chose est en train d’apparaître. Créatures émergeant de la ville… Parcelles de chair hypersingulières tout autant qu’anonymes… la nuit tous les chats sont gris explore la question de l’errance et du spontané, en s’inspirant de la street photography japonaise des années 1970 (la revue Provoke, Daidō Moriyama, Takuma Nakahira…) et la photographie de Nan Goldin. 

Les images ont été réalisées de mai 2023 à 2025 au cours de fêtes en France et en Espagne.

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Bibliographie

Agnès Villadary, Fête et vie quotidienne, 1968 in Monique Dagnaud, La fête en basse (ou en baisse d’) intensité, 2021, 163-179

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